Création et soutien à l’emploi
La création d’un sentier multifonctionnel sur le littoral de Charlevoix devient un enjeu national comme en fait foi l’article à la une de Gabriel Béland publié dans La Presse du 26 septembre (Dans Charlevoix, le débat des rails).
On peut lire dans ce même article que la remise sur rail d’un train de marchandises permettrait à terme la création d’emplois dans Charlevoix-Est dont le nombre varie entre 100 et 175 au gré des entrevues publiées à ce sujet.
Qu’en est-il des emplois créés par des pistes cyclables dont certaines sont multifonctionnelles (vélo, marche, course, ski de fond) ? Les chercheurs de l’École de gestion de l’Université du Québec à Montréal ont analysé cette question (Chaire de Tourisme Transat-Étude d’impact économique du tourisme à vélo au Québec). Selon leur étude, ces sentiers soutiennent annuellement 6445 emplois et rapportent 145 M$ en revenus gouvernementaux. Soixante-deux pour cent (63 %) de ces emplois sont créées directement par l’opération des pistes, 37 % sont des emplois indirects.
Qui dit mieux?

À titre d’exemple, dans son rapport annuel 2025 la Véloroute des bleuets rapporte verser 614 935 $ en salaires et avantages sociaux à ses employés dont 428 800 $ aux employés permanents. On aurait tort d’opposer un sentier multifonctionnel ouvert à tout le monde gratuitement et création d’emplois. De telles infrastructures créent et soutiennent des milliers d’emplois et assurent de très importantes retombées économiques qui ruissellent dans la région.

